Rupture consommée au sein de l’opposition municipale

21 sept 2009

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Rupture consommée au sein de l’opposition municipale

VARMATIN.COM – 2 AOUT 2009

Vérane Guérin répond à son colistier Michel Mède,
qui l’accuse de se mettre en évidence :
« Oui, j’ai une ambition, celle de répondre aux attentes des électeurs qui
nous ont fait l’honneur de nous élire ».


Consternée, Vérane Guérin, par les propos de Michel Mède à son encontre (Var-matin du 29 juillet). Elle lui répond sur tous les points, revendique le leadership de l’opposition municipale, et se défend. oeil pour oeil, dent pour dent.

« M. Mède, absolument silencieux depuis le début du mandat, sort de son mutisme pour défendre la politique municipale sur le dossier de la Semagest (1) et pour assassiner une colistière, voilà qui signe son engagement », dit-elle.

« Obscure stratégie »

« Malgré la démonstration laborieuse de l’ancienne tête de liste, quatre semaines après le conseil municipal où je suis intervenue, mes affirmations restent exactes. Les experts ne s’y trompent pas. Le prétendu droit de réserve invoqué pour justifier son silence est fallacieux. La preuve, il en parle. La commune est majoritaire dans le capital de la Semagest, donc les Tropéziens ont droit à la transparence. D’ailleurs, si je n’avais pas touché du doigt un sujet hyper sensible, on ne m’enverrait pas l’artillerie lourde pour me discréditer ».

« Stupéfaite, choquée et profondément déçue de découvrir dans la presse les accusations » de M. Mède, elle interroge : « Si critique il y avait, nous voyant une fois par semaine avec les autres colistiers, la logique eut été d’en parler. Ce genre de problème, quand il existe, se gère d’abord en interne avant d’atterrir sur la place publique ». Et d’en déduire : « Après avoir perdu deux de ses colistiers en tout début de mandat, il a visiblement décidé, au nom d’une obscure stratégie, de se débarrasser des autres ». « Un des premiers reproches concerne mes prises de parole. Elles sont le résultat de l’inexistence de notre pseudo-leader dans la vie publique ».

Reproche suivant : « ma soi-disant ambition. Eh bien oui, j’ai une ambition. Celle de répondre aux attentes des électeurs qui nous ont fait l’honneur de nous élire. Il faut accepter le résultat d’un vote. Il y a une équipe majoritaire, une d’opposition. Les deux ont des devoirs respectifs. La première doit réaliser le programme promis. La seconde doit servir de garde-fou, pointer les irrégularités, erreurs ou dangers de certains dossiers en son âme et conscience, apporter un autre éclairage sur la vie municipale. Aucune opposition n’empêche une majorité de travailler, celle-ci vote bien ce qu’elle veut. Nos électeurs n’ont pas voté pour M. Tuveri. Ils ont le droit d’être écoutés et représentés, et pas d’avoir des représentants muets ou inexistants ». Vérane Guérin donne sa définition de l’opposant : « travailler sur les dossiers, être présent, se former, s’intéresser à la vie de la commune, s’exprimer, donner son opinion, relayer les interrogations des citoyens et être digne de leurs attentes ». Et ironise : « Être dans l’opposition, ce n’est pas uniquement aller de cocktails en repas ».

« Double trahison »

Comptant déjà sur le soutien de Christian Chauvin (lire ci-dessus), elle balaye les menaces de Michel Mède, qui veut réunir les membres de liste pour prendre une décision. Et ne participera pas à cette réunion : « Après ce qu’il a fait, après cette double trahison envers l’électorat et moi-même, elle n’a pas lieu d’être ». Au contraire : « N’ayant pas souvenir de ce qu’est la caution du pseudo-leader, je peux m’en passer et continuer de travailler comme d’habitude, dans la sérénité, pour Saint-Tropez, pour l’intérêt général, dans le respect du maire, de son équipe, de mes colistiers ». Ce qu’elle qualifie de « coup de poignard » présente à ses yeux un avantage, celui de clarifier les choses. Ce qu’elle fait : « J’aime trop l’honnêteté, l’éthique, la droiture, pour regretter que nos chemins se séparent aujourd’hui. Je vais suivre le mien, la tête haute ». En direction de l’hôtel de ville ?

1. La société d’économie mixte, qui rencontre d’importantes difficultés financières, risque en outre de perdre la gestion du port (nos éditions des 25 juin et 10 juillet).

 

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