JOURNAL MUNICIPAL N°4

6 mai 2009

JOURNAL MUNICIPAL N°4

Dans le faible espace qui nous est alloué, il semble difficile de commenter le budget et les finances de la commune. Nous voulons cependant attirer l'attention des tropéziens sur nos inquiétudes.

La fiscalité :
-La hausse constante des  impôts locaux ,6 % l'an dernier en volume, prés de 5% en taux cette année est de toute évidence supérieure à l'inflation et supérieure  aussi à l'augmentation des autres recettes. La pression fiscale s'accroit sur les tropéziens. Après les augmentations de taux, le maire a déjà  annoncé qu'il  procéderait à une révision des bases locatives qui, parait-il, n'ont pas changé depuis les années 70.En période de crise, tout ceci n'est pas bienvenu.C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas voté les budgets ni leurs exécutions.

 -La baisse des droits de mutation en 2008 due au ralentissement des opérations immobilières n'est qu'un avertissement .La crise économique risque de frapper plus fort en2009.

La dette :
Bien sûr le maire nous dit qu'il ne veut pas augmenter l'en-cours de la dette. Cependant celui ci était déjà élevé à 43 millions d'euros en avril 2008 au moment de sa prise de fonctions. La prise en compte de la dette des budgets annexes (assainissement, port, transports) d'environ 1 million d'euros en 2008 devrait augmenter sensiblement avec la construction de la station d'épuration.

(3 millions d'euros en 2009).Ces dernières dettes sont cependant soutenues par des recettes perennes. Par ailleurs, la  commune a garanti plus de 11 millions d'euros de dette de la semagest sur un total de 19 millions d'euros. A plus de 75 % ces dettes sont à taux variable et à des durées de 20 à 25 ans. Il pourrait bien arriver qu'après la période actuelle de taux bas, les taux remontent, mettant en danger les finances municipales.

Le programme de constructions
La construction de logements par la commune faisait aussi partie du programme de notre Liste Avenir et Traditions. Nous en suivons donc les péripéties. Sans nier les difficultés héritées de la gestion précédente, nous ne comprenons pas qu'un an après l'élection, aucune construction  ne soit commencée ni même programmée. Pour nous, la première priorité doit être la construction de logements au dessus de la dalle des lices. Aucun obstacle ne s'y oppose. Tout retard sera répercuté sur l'ensemble du programme. Nous comprenons d'autant moins que la mairie dispose de disponibilités abondantes avec la vente du terrain « Paul Signac » (5,3 millions d'euros !). Ces fonds sont placés à 1% quand les emprunts existants coutent prés de 5% .Attendre n'est pas une option, d'autant plus que les couts de construction risquent d'augmenter pendant ce temps.

Bien sûr, il y a dans le paysage les difficultés de la Semagest. Mais elles étaient prévisibles.

 Les problèmes de la Semagest sont  solubles mais il faut AGIR. Encore faut-il avoir les idées claires ! Ce n'est pas en répétant que la Semagest ne doit pas gagner d'argent que l'on pourra attirer des partenaires financiers.

La voie de l'emprunt a été beaucoup trop utilisée, la Semagest  a déjà 19 millions d'euros de dette pour 800000 euros de capital.

. Seules deux voies permettent d'avancer :

-Le renforcement des fonds propres de la Semagest par transformation des avances d'actionnaires qu'a consenties la commune en augmentation de capital  et par l'entrée de partenaires financiers solides et de long terme dans la Semagest .

-Une contribution  accrue des recettes du port au programme de construction. Quand on analyse l'épargne nette de tous les budgets de la mairie, il est clair que les capacités d'emprunt  directes de la mairie  sont limitées  (épargne nette de 300.000 euros par an).Le budget de l'assainissement doit assurer sur la durée le financement de la station d'épuration et de ses aleas toujours possibles. Seul le port présente des excédents importants (épargne nette de 1,8 million d'euros par an) encore faut-il contrôler de près le programme d'investissements et de travaux. Il n'est pas raisonnable d'emprunter d'un coté alors que l'on garde beaucoup en réserve d'un autre coté. Nous aurons l'occasion d'en reparler.

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